• Agriculture Biologique

    Agriculture Biologique

    Agriculture Biologique

    Histoire

    "Aux sources de l'agriculture biologique se trouvent, entre le XIXe et le XXe siècles, divers fondateurs et fondatrices. L'agriculture biodynamique a été fondée par Rudolph Steiner sur l'idée d'une force cosmique primordiale avec laquelle l'homme doit être en harmonie. L'anthroposophe n'était personnellement pas opposé au capitalisme. L'agriculture organique, fondée par Albert Howard, a donné ses bases à l'agriculture bio d'aujourd'hui. Plus tard, l'agriculture organo-biologique, fondée par Hans et Maria Müller, a développé des coopératives pour protéger les paysans des excès du capitalisme et promouvoir un travail respectueux de la fertilité des sols. Encore plus récemment, l'agriculture naturelle de Manosobu Fukuoka s'appuie sur une confiance en la nature : pas de labour, pas d'intrants, pas de désherbage, pas de pesticides ; il s'agit de se libérer de la machine, de la dépendance envers l'économie marchande et envers le capital. Ces recommandations ont été reprises par Holmgren et Mollison dans la permaculture (derrière quoi il est question de culture permanente et de la permanence de l'homme sur terre). Les points communs entre ces différents aspects de la bio sont : la fertilité du sol ; la gestion naturelle des ravageurs des cultures ; la perception de la maladie comme signe d'un déséquilibre ; l'amélioration des plantes cultivées et des animaux par un respect de l'homme envers eux ; l'opposition à l'industrie et à l'économie marchande."

    Agriculture Biologique : Définition

    Les principes de l'agriculture biologique ont été introduits en France après la seconde guerre mondiale. Ce mode de production alimentaire est reconnu depuis 1981 par les pouvoirs publics via le logo AB, seule garantie que le produit que vous consommez est issu de l'agriculture biologique. Cette agriculture durable se caractérise notamment par :
     la non utilisation des produits chimiques de synthèse,
     le recyclage des matières organiques,
     la rotation des cultures,
     la lutte biologique contre les nuisibles (plutôt que la lutte avec des pesticides),
     un élevage extensif faisant appel aux médecines douces,
     le respect du bien-être animal,
     un respect global de l'environnement et des ressources disponibles.

    Officiellement, "la production biologique est un système global de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles, l'application de normes élevées en matière de bien-être animal et une méthode de production respectant la préférence de certains consommateurs à l'égard de produits obtenus grâce à des substances et à des procédés naturels. Le mode de production biologique joue ainsi un double rôle sociétal : d'une part, il approvisionne un marché spécifique répondant à la demande de produits biologiques émanant des consommateurs et, d'autre part, il fournit des biens publics contribuant à la protection de l'environnement et du bien-être animal ainsi qu'au développement rural." introduit le règlement (CE) n°834/2007 qui précise l'ensemble des règles à suivre concernant la production, la transformation, la distribution, l'importation, le contrôle et l'étiquetage des produits biologiques.

    Un cahier des charges strict encadre l'agriculture biologique dont le respect est certifié par des organismes indépendants. Outre sa contribution majeure à la préservation de l'environnement, la production et la transformation biologiques sont des activités économiques qui développent l'emploi local.

    Aujourd'hui, toutes les familles d'aliments se déclinent sous le label AB à des prix qui deviennent abordables chez un grand nombre de revendeurs : du marché aux grandes surfaces.

    Historique législatif

    Officiellement reconnue par les Pouvoirs publics français depuis la loi d'orientation agricole de 1980, l'agriculture biologique a fait l'objet de cahiers des charges nationaux avant d'être régie au plan européen (règlement (CEE) n°2091/92 du Conseil du 24 juin 1991).

    Depuis le 1er janvier 2009, les opérateurs bio européens disposent d'une nouvelle réglementation harmonisée (règlement cadre (CE) n°834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 et règlement d'application (CE) n°889/2008 de la Commission du 5 septembre 2008). Tous les documents législatifs sont disponibles sur le site du Ministère de l'Agriculture.

    En janvier 2009, un nouveau pas a été franchi pour harmoniser et étendre les normes au plan européen, rendant le système plus transparent pour les consommateurs. Dans tous les domaines concernés par la réglementation européenne, les cahiers des charges nationaux encore applicables pour les produits animaux ont été abrogés. C'est le cas du cahier des charges français qui subsiste cependant pour les produits non couverts, ou pas encore, par la réglementation européenne, à savoir :
     les lapins,
     les escargots,
     les autruches,
     les aliments pour animaux de compagnie,
     la restauration commerciale.

    Des cahiers des charges privés peuvent toujours s'appliquer, mais doivent respecter au minimum les règles européennes en vigueur (certification selon la réglementation européenne) pour pouvoir faire référence au terme bio ou biologique.

    Au niveau mondial, le dispositif qui régit l'agriculture biologique est le codex alimentarius.

    Pour commercialiser leurs produits comme étant issus de l'agriculture biologique, agriculteurs et entreprises de collecte, de transformation et de distribution doivent obligatoirement faire contrôler et certifier leur activité par un organisme agréé par les Pouvoirs publics et accrédité pour sa compétence, son indépendance et son impartialité. De plus, ils doivent notifier leur activité auprès de l'Agence BIO. Outre l'obligation réglementaire que représente la notification, celle-ci leur offre la possibilité de figurer dans l'annuaire professionnel des opérateurs en agriculture biologique et de faire connaître leur activité.

    L'Agriculture Biologique sous surveillance

    Des contrôles approfondis et inopinés sont réalisés par les organismes certificateurs. Ceux-ci ont pour mission de s'assurer que la règlementation européenne en agriculture biologique est bien respectée.

    Les contrôles portent sur l'ensemble du système de production (parcelles de terre, troupeaux, pratiques de culture et d'élevage, lieux de stockage, transformation, étiquetage, comptabilité matière, conformité des recettes et produits correspondants, garanties données par les fournisseurs...). Des prélèvements pour analyse sont effectués par sondage afin de vérifier la non-utilisation de produits interdits (pesticides, OGM...). Ces contrôles et prélèvements pour analyses s'ajoutent à ceux effectués de façon générale par les Autorités françaises sur l'ensemble des produits agricoles et alimentaires.

    Dans l'agriculture biologique, les méthodes biologiques, mécaniques et physiques sont privilégiées (ex : farine sur meule, huile de pression à froid...). Enfin, les traitements ionisants et par osmose inverse sont interdits.

     

    L'étiquetage : garantie de conformité

    Au regard des résultats des contrôles et des analyses, un certificat est délivré pour les produits jugés conformes à la réglementation européenne et française en vigueur. Des sanctions sont appliquées en cas de non respect. L'étiquetage est la traduction concrète de cette certification.

    En 2010, le logo européen est devenu obligatoire pour les denrées préemballées d'origine européenne et composées d'au moins 95% d'ingrédients biologiques. Il figure ainsi sur les emballages des produits biologiques présentés au consommateur final avec, dans le même champ visuel, le numéro de code de l'organisme certificateur, ainsi que la mention d'origine des matières premières agricoles. Le logo français AB reste facultatif.

    Logo officiel Agriculture Biologique

    Logo officiel de l'Agriculture Biologique en Europe

     

    L'agriculture biologique : cultures et élevages

    Les productions végétales bio : des pratiques en cohérence avec la nature

     

    Fertilité des sols et respect des écosystèmes

    Salades Biologique

    Le maintien ou l'augmentation de la fertilité du sol est une priorité en agriculture biologique. Cet objectif est atteint grâce à :

     des rotations de cultures appropriées permettant au sol de se régénérer,

     la culture d'engrais verts et de légumineuses,

     le recyclage et le compostage des matières organiques,

     l'apport de matières organiques provenant de l'exploitation pour les fermes en polyculture élevage.

     

    Source: http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/agriculture-biologique.php

     

     


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